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Le temps qui passe. Et qui ne revient pas.

August 4, 2017

 

Je suis une fille nostalgique.

 

Toujours à ressasser le passé, à me dire « et si ? », à imaginer ce qui aurait pu se passer différemment, à repenser la vie telle qu’elle était avant. Mais depuis quelques mois, cette nostalgie me submerge totalement. Certaines périodes de ma vie me manquent terriblement et je n’arrive pas à m’y faire : le temps passe et ne revient pas. 

 

On a tous déjà eu un choix à faire. C'est la vie, on prend des décisions pour avancer, en tentant de savoir ce qui est le mieux pour nous, ce qui nous rendra le plus heureux. Une fois la décision prise, il est naturel d'y repenser et de se poser la question : était-ce le bon choix?  Le truc, c'est qu'on a souvent tendance à faire les bilans à la fin, pas en cours de route. Et à la fin, on ne peut plus revenir en arrière. Le point de non-retour est atteint et c'est précisément ça qui rend nostalgique. Il est d'ailleurs pas nécessaire de regretter une décision pour éprouver de la mélancolie. On peut avoir fait le bon choix mais toutefois être triste d'une période qui était belle et qui nous rendait heureux. 

 

Moi-même je regrette des choses. Une particulièrement. Disons que je ne regrette pas ma décision, mais je regrette la façon dont je l’ai prise. J'aurais aimé que ça se passe différemment, sans faire mal au cœur et briser des espérances.  

 

 

 

Et puis ce qui me rend le plus nostalgique c'est la perte de ma maman en février 2015. A 26 ans, j’avance dans la vie sans elle et je sais que je ne la reverrai jamais, du moins pas dans ce monde... Alors la moindre étape me fait penser à elle : qu’est-ce qu’elle aurait dit, qu’est-ce qu’elle m’aurait conseillé, qu'est-ce qu'elle penserait de moi ? Et chaque période de vie me ramène à celles que j’ai vécu avec elle : les vacances dans ce Sud qu’elle aimait tant, les soirées d’été où elle attrapait les hannetons, les dimanches d’hiver au coin du feu, les balades avec Haloa le chien de mes parents. Elle me manque, mais plus encore, je sais que rien de tout ça ne se reproduira et ça fait monter mes larmes à chaque fois.

 

Finalement, j’aimerais être une fille libre, qui ne regarde pas derrière elle, qui vit le moment présent, qui a le mot « carpe diem » tatoué sur le poignet pour se rappeler combien il est important de profiter de la vie, mais la vérité c’est que ce n’est pas moi. Je suis spleenétique et souvent cette mélancolie prend le dessus. Bel exemple, le dimanche soir, je suis la fille la plus déprimée de la Terre. Parce qu’il faut se remettre dans le bain, reprendre une routine, un quotidien qu’on met en pause le temps d’un week-end, qui encore une fois, passe trop vite. La fin des vacances, pareil, j’ai la boule au ventre.

 

Le temps qui passe m’affole et à chaque fois me rapproche un peu plus d’une vérité terrifiante et fatale : la mort.

 

J'ai failli finir cette article sur cette dernière phrase, et puis je me suis dit que non, c'était un peu trop déprimant. Sachez que la nostalgie n'empêche pas le bonheur. Oui, je peux dire que je suis heureuse actuellement. Ma vie personnelle me comble et mes projets professionnels à venir sont excitants et je me réjouis de voir la suite. Alors oui parfois j'ai le regard vide en pensant aux années déjà vécues, mais j'essaie tant bien que mal de penser au jour présent, de me fixer des objectifs, construire des projets pour que ma vie actuelle me plaise et me donne envie de continuer, petit à petit, vers la sérénité.

 

Blandine

 

 

 

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